Retomber devant les projecteurs… et gérer mon propre stress

Apprendre à être à l’aise dans mon propre balado

On parle souvent de l’anxiété des invités, mais pour être honnête, la mienne était pas mal présente aussi. J’ai fait de l’improvisation pendant des années, animé des spectacles et même touché au stand-up après mon cégep. À l’époque, j’avais aussi participé à la téléréalité Fais ça court. Bref, ce n’était pas ma première fois devant un micro ou une caméra. Pourtant, revenir à l’avant de mon propre projet, avec mon nom et ma vision au centre de tout, amenait un stress très différent.

Créer Voyage tout risque était excitant, mais ça venait aussi avec une pression que je ne m’attendais pas à ressentir aussi fort. Toutes les personnes à qui je parlais du balado étaient incroyablement enthousiastes. Tout le monde trouvait l’idée géniale. Et à force d’entendre ça, je me suis mis une pression énorme pour que tout soit parfait. Je voulais être à la hauteur, livrer un projet solide, faire honneur à tous ceux qui croyaient en moi. Résultat: quand est venu le temps d’enregistrer le premier épisode, disons que je ne respirais pas à mon meilleur.

Ce premier enregistrement était avec Camille Desrosiers-Gaudette. Et ça paraît, je pense, que je portais tout ce stress sur les épaules. Heureusement pour moi, Camille a été une invitée en or. Remplie d’anecdotes, très ouverte, patiente, drôle et surtout incroyablement à l’écoute. C’est elle qui m’a mis à l’aise dans mon propre balado. À un moment, j’ai senti que je pouvais enfin décrocher les épaules, arrêter d’être dans la performance et simplement être dans la conversation.

Après cet épisode, la pression est tombée. J’étais plus ancré, plus détendu, plus présent. J’avais retrouvé ce pour quoi j’avais créé Voyage tout risque à la base. J’étais là pour raconter et pour écouter. Pas pour prouver quoi que ce soit.

Mais je ne mentirai pas. J’en ai transpiré un coup. Revenir devant les projecteurs, même après des années à raconter des histoires dans d’autres contextes, c’est un choc. Il y a un mélange de trac, de fierté, d’excitation et de vulnérabilité. Et je trouve que c’est une bonne chose. Ça veut dire que ça compte pour moi. Que je me lance pour vrai. Que je suis vivant dans ce que je fais.

Chaque invité qui a suivi m’a apporté quelque chose de différent, mais c’est Camille qui a donné le ton. Grâce à elle, j’ai compris que le balado n’avait pas besoin d’être parfait pour être vrai, et qu’une bonne conversation commence rarement sans un peu de nervosité.

Et ça, je l’embrasse maintenant. Parce que l’imprévu, même dans un studio, fait aussi partie de l’histoire.

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